Jean Joubin et Françoise-Élisabeth Renaud

texte original de Michel Boisvert (3)

Le Languedoc

 A l'époque de la féodalité, il existait dans le Languedoc de multiples terres dont les propriétaires n'étaient vassaux d'aucun seigneur. Le plus puissant seigneur du Languedoc fut, à partir du IXe siècle, le comte de Toulouse. Par sa politique habile le comte de Toulouse étend sa domination sur tout le territoire et même jusqu'en Provence. Au XIIIe siècle, le comté de Toulouse est une région très prospère de l'Europe occidentale. Des le XIIe siècle le servage y est en pleine régression. Les cultures toujours à base de blé, d'orge, de vignes et d'oliviers rendent la région économiquement rentable. Etant éloigné de Paris, et des Rois de France, on créa en 1443 à Toulouse, un parlement qui fut le premier des parlements provinciaux pouvant, comme à Paris, usé du droit de remontrances. À cette même époque, l'essor de la religion catholique amena la chasse aux hérésiques et on alluma sur la place publique de nombreux bûchers afin de revaloriser la foi catholique. La guerre de Cent ans qui débuta en 1336 et qui opposait la France à l'Angleterre durant le XIVe et le début du XVe siècle dévasta, à plusieurs reprises, le comté de Toulouse. La PESTE NOIRE qui suivit en 1347 ruina le pays. Toulouse perdit plus de la moitié de ses habitants à la suite de ces événements. Au XVe siècle, le calme revint et l'essor industriel et commercial du Languedoc s'affirma. L'exportation des vins et des lainages, l'importation des épices, du poivre, des parfums, des percelaines et des armes finement ciselées jouèrent un rôle important dans la restructuration du comté. La route du Languedoc devint alors un grand axe de commerce. Au début du XVIe siècle, les guerres de religion reprennent. Le Languedoc s'affirme concrètement et en 1562, les protestants sont expulsés de Toulouse. Les passions religieuses sont exaspérantes dans cette ville et en 1595, le parlement quitte Toulouse. Du vivant d'Henri IV, les troubles s'apaisèrent mais dès qu'il fut décédé, ils reprirent. Les protestants se sentirent menacés, s'unirent de nouveau entre eux et choissent pour chef le duc de Rohan. Louis XIII échoua en 1622, dans sa tentative pour soumettre les protestants du Languedoc. Rohan, voulant se servir des protestants pour satisfaire des ambitions purement politiques, trouva en la personne du nouveau ministre Richelieu, un adversaire de génie. En 1630, le soulèvement mis de l'avant par le duc de Montmorency n'eut pas l'accord de la population et il fallut attendre vers 1680 ou débuta les Dragonnages du Languedoc où les troupes royales attaquèrent les protestants. Donc, ce qui caractérise le Languedoc est principalement cette guerre toujours constante des religions autres que le catholiscisme.

 

Une nouvelle vie

 Notre ancêtre Jean Joubin vient s'établit dans ce nouveau monde qu'est la Nouvelle-France probablement en solitaire puisqu'il est le seul Joubin au pays en 1690.

 

Première apparition

 Jean Joubin, fils de Benigne Joubin et de Jeanne Rivos, épouse à l'âge de 33 ans, Françoise-Elisabeth Renaud fille de Pierre-André Renaud dit Locat et de Françoise Desportes, de St-Martin de Carcares, arrondissement et évêché de Béziers au Languedoc, le 2 mai 1694 aux Grondines. Pierre Renaud arriva au pays avec le régiment de Carignan en 1665. Il rencontra Françoise Desportes originaire de Paris (Ile de France), qui arriva par le convoi des Filles du Roi en 1669. En 1669, Pierre épousa Françoise et cette dernière apporta en guise de dot des biens estimés à 200 livres et un don du roi de cinquante. En 1681, ils sont installés aux Grondines et l'aîné des enfants, Pierre, est âgé de huit ans. 

 

Les Grondines

 La paroisse des Grondines ouvrent ses registres en 1680. Le mot "Grondines" apparaît pour la première fois dans le procès-verbal fait par l'arpenteur Jean Bourdon, le 14 septembre 1646 où les Soeurs Hospitalière de l'Hôtel-Dieu de Québec prennent possession de cette seigneurie que l'on nomme alors Saint-Charles-des-Roches et que les habitants ont rebaptisé "Grondines".

En 1712, Gédéon De Catalogne, explique la signification de ce mot dans son rapport sur les seigneuries.

Ce nom vient du grand nombre de battures de gros cailloux qui se trouvent au devant, ce qui fait que, lorsqu'il vente, les eaux y font un grand bruit et le passage des canots et bateaux est très dangereux.

Cette seigneurie est située entre celles de Deschambault et de la Pérade. Les forêts sont riches en bois de chêne, en conifères et en érables. Les rives sont basses et l'approche des bâteaux y est par le fait même facilité. De plus, l'anse des Grondines est à l'abri des vents. Parmi les premiers colons de la seigneurie, on note la présence de François Couillard, Hilaire Frapier, Pierre Tousignant, Antoine Leduc, Gilles Masson, Louis Hamelin etc. En 1671, la première concession est donnée à Thimothée Josson. Cette même année, on compte une trentaine de colons établis sur les terres et en 1674, à la suite de la demande des censitaires, les Religieuses de l'Hôtel-Dieu de Québec font construire un moulin banal. Pour ce faire, ils engagent, Pierre Mercereau de Québec maître charpentier. Le 13 septembre 1675, le moulin est prêt Gilles Masson est engagé pour opérer le moulin et pour entretenir l'habitation qui sert aussi de manoir seigneurial. Toutefois, le seigneur Masson négligeant ses obligations financières envers les Religieuses fut démis de ses fonctions le 2 novembre 1680. Les religieuses ont alors des ennuis avec la seigneurie et leurs profits sont moindres. Le 20 mars 1683, elles décident de vendre la seigneurie à Jacques Aubert et son épouse Antoinette Meunier pour la somme de 3,000 livres. Le 7 août 1679, Louis Hamelin épouse Antoinette Aubert, l'aînée de la famille âgée d'environ treize ans. Jacques Aubert promet alors à son futur gendre une dote de 500 livres tournois dont 200 seront payés à la Saint-Michel et le solde fourni en argent ou castors dans les deux années qui viendront. Louis avait un frère prénommé, François, qui épousa lui aussi une des filles de Jacques Aubert le 27 novembre 1685. Les mêmes conditions s'appliquèrent quant à la dote versée. Le 28 octobre 1694, Jacques Aubert désirant passer en France vend à Louis Hamelin son gendre, la moitié de la seigneurie pour la somme de 2,500 livres et quelques arrérages. Il donne à son épouse l'autre moitié du domaine et il part avec au moins 5,000 livres. Antoinette Meunier, décède en 1697 et on partage ses biens en laissant à son mari, 800 livres, alors que la moitié de la seigneurie est divisée entre les trois filles (Antoinette, Marie-Madeleine et Marie-Anne). En 1702, Jacques Aubert est de retour et il veut reprendre ses titres sur la seigneurie. L'Intendant Raudot tranche la question et lui remet le quart de la seigneurie, la première place dans les bancs de l'église et son titre de seigneur. Le 19 juin 1710, alors qu'il est âgé de quatre-vingt ans, il décède aux Grondines. La seigneurie est alors dirigée par les seigneurs François et Louis Hamelin qui d'une certaine façon auront des liens avec notre ancêtre Jean Joubin dit Boisvert.

  

Ses activités

  En mai 1694, Jean épouse Françoise-Élisabeth et le 5 juin de la même année, Françoise donne naissance à une fille: Françoise-Isabelle. Le 29 janvier 1696, c'est au tour d'un garçon de voir le jour et il se nomme Jean-Baptiste. Le 10 mai 1698, c'est la naissance de François et cet acte nous indique que la famille Joubin est très proche de la famille Hamelin, puisque le parrain de François est le seigneur François Hamelin, coseigneur de la seigneurie des Grondines.

 On constate que nous ne savons pas encore grand chose de la vie de l'ancêtre Jean Joubin dit Boisvert. Il a probablement obtenu une concession aux Grondines par le Seigneur du lieu mais jusqu'à présent aucun acte ne confirme cette hypothèse. Le 11 juin 1700, un acte passé chez le notaire Michel Roy De Chatellerault, nous apprend que Jean Joubin vend un portion de terre de deux arpents à Jean Trotier en la seigneurie de Saint-Charles-des-Roches. Vers 1702, un autre garçon nommé Joseph Jobin dit Boisvert est baptisé. Le 8 juillet 1704, c'est la naissance d'Alexis Joubin dit Boisvert. Le 22 février 1707 c'est au tour de Marie-Françoise de voir le jour. Comme vous pouvez le constater, à part les naissances qui nous confirment la présence du couple, nous n'avons retrouvé aucun acte notarié pouvant nous instruire sur leurs activités. En 1709, Gédéon de Catalogne, qui a fait le relevé des terres et de leur propriétaire nous présente dans la partie réservée à la Seigneurie de Grondines, la terre qu'occupe Jean Joubin dit Boisvert. Elle est située entre celle de Jean Trotier et Antoine Lécuillé. Le contrat de vente de la terre en 1700 à Jean Trottier confirme que cette terre est séparée de celle de notre ancêtre. Le 31 janvier 1710, c'est la naissance de Marie-Joseph (Josette) Jobin. Jusqu'en 1726, les seules mentions de la famille apparaissent dans deux naissances: Françoise, le 8 mai 1713 et Charles le 23 mai 1716. Le 12 avril 1728, voilà enfin que Jean Joubin et Françoise Renaud reapparaissent dans un acte passé chez le notaire François Trotain. Il s'agit d'une donation entre vifs à leur fils Jean-Baptiste. 

Jean Joubin et son épouse donnent et cèdent à leur fils aîné Jean-Baptiste, demeurant avec eux, une habitation de deux arpents de large sur quarante de profondeur, détachée d'une habitation de quatre arpents de large. Le devant de la terre fait face au fleuve Saint-Laurent et de chaque côté on retrouve l'habitation de la veuve de Jean Trotier et le restant de cette habitation morcelée. Cette donation est effectuée à la condition que Jean-Baptiste entretienne tant en soins, vêtements que nourriture, ses parents en sa maison. On mentionne de plus, que cette donation est faite pour les bons et loyaux services que le fils a rendu et qu'il rend journellement à ses parents. Il devra aussi entretenir et nourrir ses frères et soeurs qui sont au nombre de quatre et qui n'ont pas encore atteint l'âge de la maturité.

 Le 8 septembre 1729, Marie-Françoise décède alors qu'elle n'est âgée que de vingt et un ans. Le 14 avril 1734, c'est au tour de Joseph de décéder à l'âge de 32 ans. Ce Joseph fut à l'origine de cette contreverse qui exista à propos de son mariage. Bien des familles BOISVERT pensent encore aujourd'hui être les descendants de Jean Joubin, mais en réalité, ils ne sont victimes que d'une erreur bien involontaire de Monseigneur Cyprien Tanguay lors de l'élaboration de ses dictionnaires de familles. La confusion fut telle que tous les descendants de Joseph Boisvert et Angélique Picher/Dupré se sont retrouvés reliés à l'ancêtre Jean Joubin alors qu'ils étaient des descendants d'Etienne De Nevers. Il existait bel et bien deux Joseph Boisvert et non pas un marié deux fois. Le 31 août 1734, Jean-Baptiste son frère, décède, lui aussi après seulement quelques années de mariage avec Marguerite Chevalier. Jean Joubin et Françoise Renaud n'ont alors plus personne pour s'occuper d'eux puisque Jean-Baptiste s'était engagé à les entretenir et nourrir. Le 2 juin de l'année suivante (1735), le couple Joubin fera une seconde donation à Alexis leur fils. Voici un extrait de cet acte:

...lesquels étant dans un âge fort avancé qui ne leur permettait plus de travailler pour gagner leur vie et que d'ailleurs leurs biens n'étaient point suffisants pour des revenus pour les nourrir et entretenir de ce qui pourrait leur être nécessaire tant en santé qu'en maladie pour ces causes auraient cy devant consenty un don de la moitié de tous leurs biens à feu Jean leur fils..... mais les époux Joubin et Françoise Renaud se trouvant en nécessité plus que jamais de secours particuliers: Attendu leur conduite, se voyant délaissés de tous depuis le décès du dit feu Jean Joubin leur fils, des argents duquel ils sont serviteurs et ont décidé sans...

... et voulant au surplus reconnaître l'attention particulière qu'a pour eux Alexis Joubin dit Boisverd leur fils...

 Ils se donnent à Alexis et Charlotte Hamelin pour les deux arpents détachés des quatre qu'ils possèdent et leur donnent la moitié de tous les batiments qui se trouvent construits et la moitié des bestiaux, meubles et ustensiles de ménage. Ils devront les nourrir, loger, chauffer, coucher en leur maison et devront faire dire pour le repos de leur âme, dix basses messes de requiem à chacun d'eux. Ce contrat est fait en la maison des donateurs par le notaire Arnould-Baltazar Pollet. Par la suite, la "Prévoté de Québec" reprend cette donation pour insinuation et enregistrement, le 10 juin 1735 et signée par le greffier du lieutenant général de la "Prévosté", un dénommé Bonneau. Deux années plus tard, Jean Joubin rend l'âme. Son inhumation a lieu aux Grondines. Le 14 avril 1738, à la requête de Françoise Renaud, veuve et tutrice de Charles âgé d'environ vingt-deux ans, a été fait l'inventaire et description de tous les biens meubles et ustensiles, habits, linge, hardes, argent monnayé et non monnayé, lettres, titres, papiers, enseignement et toutes les autres choses demeurées après le décès de Jean Joubin. Voilà que nous apprenons que le 27 mars 1693, notre ancêtre a obtenu la terre où il a toujours vécu à Saint-Charles-des-Roches des Grondines et où sa veuve vit encore. On nous dit que ce document se retrouve chez le notaire Charles Lesieur. Après quelques recherches dans l'inventaire de son greffe, ou seulement sept actes s'y retrouvent, nous n'avons pas identifié celui qui nous concerne. Toutefois, à la même date, un contrat nous dit ceci:

Concession d'une habitation de quatre arpents de front par quarante de profondeur, sise en la Seigneurie des Grondines, par Jacques Aubert, seigneur du dit lieu, à Jean Trotier, fils de Jean de Batiscan.

 Cette concession est probablement celle qui est attenante à celle de Jean Joubin et il est possible de penser que le contrat de terre de Jean Joubin a été perdu. Nous avons la preuve qu'il a existé puisqu'il est mentionné à cet inventaire. Jean Joubin étant au pays en 1693, on peut supposer qu'il soit arrivé au printemps ou à l'été précédent. Vous contastez donc l'importance de bien scruter ces inventaires après décès car à plusieurs reprises, ils nous permettent d'éclaircir bien des énigmes. Voici les principaux élements que l'on retrouve dans cet inventaire:

 

  • Une table de bois de pin
  • 6 chaises neuves en paille
  • 8 mauvaises chaises
  • un banc
  • une huche en bois de pin avec son couvercle
  • une méchante cuillère à pot
  • une petite marmite
  • une pelle de bois
  • 2 vieilles tinettes
  •  un vieux petit baril
  • quelques cruches vertes
  • un pot de bin felé
  • un entonnoir et un gobelet de fer blanc
  • une lanterne de fer blanc
  • un grand plat de terre
  • une couple de fer à flasqué
  • un couloir de fer blanc
  • 15 fourchettes d'étain
  • 16 cuillères d'étain
  • une tasse et un gobelet d'étain
  • une poele à frire
  • une gril
  • un chandelier de fer blanc
  • une salière de bois de pin
  • 18 assiettes d'étain
  • une salière d'étain

DANS LA CUISINE

Cet inventaire de la cuisine dura toute la journée et les priseurs continuèrent leur investigation le lendemain en commençant par:

  • une boîte de bois de pin
  • une armoire de bois de pin fermant à deux panneaux
  • un lit garni d'une paillasse rempli de plume, 2 petits draps et une couverte
  • un vieux drap de toile du pays
  • 2 nappes
  • 5 serviettes
  • une paire de draps de toile
  • une couverte de poil.
  • 6 poches de foins plus vieilles que neuves
  • un coffre de bois de pin
  • 2 faux
  • une crémaillère
  • 2 moyennes haches
  • une scie
  • 2 pioches
  • une chaudière de graisse jaune
  • 2 vrilles
  • une gouge carrée
  • une monture de verloppe
  • un feuillard
  • un compas
  • une charrue
  • une charette garnie de ses roues
  • une cariole ferrée
  • 150 bottes de foins
  • 4 cochons
  • 10 moutons
  • 7 agneaux
  • une paire de boeuf âgé de 10 ans
  • une vache de 11 ans
  • 3 vaches de 6 ans
  • une paire de boeuf âgés de 3 ans
  • 2 vaches âgées de 3 ans
  • une vache de 5 ans
  • 4 taures dont 3 de 2 ans
  • 4 taureaux
  • un coq
  • 10 poules
  • une autre vache
  • deux autres boeufs.

...pour la décharge de sa conscience à la suite de son décès aux contestations qui pourraient naître entre ses enfants a dit et déclaré que selon sa volonté de demeurer avec Alexis Boisvert son fils comme elle a toujours demeuré et resté son donnataire tant qu'il lui plaira. En conséquences voulant donner des marques d'amitié à Charles et François Joubin, à François Ricard, son gendre, à Françoise Lecuyer sa bru et à Pierre Limousin aussy son gendre leur fait abandon de tous ses meubles attendu qu'après sa mort ils ne feront aucune poursuite au dit Alexis Boisvert lesquels sus nommés ses enfants luy ont promis...

LA CHAMBRE

LE GRENIER

LES ANIMAUX

Cet inventaire se poursuit les 14 et 15 avril 1738. Suite à ce document, on constate que le luxe n'était pas très présent chez les Joubin. La maison par exemple, n'avait que deux pièces: la chambre des époux et la cuisine. Une maison avec au second étage, un grenier ou sont remisés différents articles pour l'hiver tel que le foin. Bien qu'aucune paillasse supplémentaire ne soit inventoriée, nous pouvons supposer que les enfants couchaient dans la pièce principale, par terre sur des paillasses qui étaient rangées et sorties lorsque la nuit venait. La famille possédait plusieurs animaux qui leur permettaient de subvenir à leurs besoins et peut-être d'apporter un revenu d'appoint. Le lendemain, 17 avril, les enfants participent en après-midi à plusieurs conventions pour discuter et prendre des décisions concernant l'héritage découlant des biens laissés par leur père. Dans la première convention, on retrouve mentionné, Charles Joubin, mineur, Françoise Lecuyer veuve de François Joubin, vivant à Sainte-Anne-de-la-Pérade et tutrice d'un enfant mineur; Marie-Françoise, assisté de Jacques Renaud le subrogé tuteur de la mineure de Pierre Limousin dit Beaufort comme ayant épousé Josephte Lecuyer veuve en première noces de Joseph Joubin et tutrice de trois enfants mineurs. Les héritiers acceptent de partager, un arpent qui reste des quatre arpents acquis par les parents. Alexis ayant déjà reçu deux arpents, il reste alors deux arpents pour les héritiers dont un pour la mère et l'autre à partager entre les enfants. Ce contrat stipule uniquement qu'il y aura partage de la terre et c'est dans un second contrat à la même date, paraphé aussi par le notaire Pollet où l'on apprend ceci:Françoise-Élisabeth Renaud prend donc des précautions afin qu'Alexis ne soit pas ennuyé‚ suite à son décès car les disputes familiales commencent souvent lors de ces événements. Le contrat suivant concerne Alexis et son frère Charles. Alexis et Charlotte Hamelin consentent à donner à Charles dès l'âge de sa maturité, une terre de trois arpents sur quarante, avec une petite maison dessus. Charles accepte et renonce à ses droits sur la succession de son père Jean Joubin à l'exception des meubles que Françoise a bien daigné lui offrir dans le contrat précédent. Le lendemain 17 avril, c'est par un acte de quittance qu'ils sont de nouveau réunis. Françoise remet aux héritiers, les meubles tel que promis. Ainsi se termine la biographie d'un homme qui pendant près de quarante ans est demeuré sur sa terre aux Grondines.